Monstres et tentacules

24 04 2008

L’animation Japonaise (appelée “anime”) aborde tous les thèmes, contrairement à l’animation occidentale qui se destine dans l’immense majorité à la jeunesse. Cela inclut aussi la pornographie, qu’on appelle généralement “hentai”. L’utilisation du dessin est en soi particulièrement intéressante, car elle permet de se libérer de beaucoup de contraintes de production et autorise ainsi toutes les fantaisies scénaristiques. Une différence majeure avec la pornographie traditionnelle est qu’il n’y a pas de gonzo, toutes les productions sont scénarisées (plus ou moins bien, évidemment).

Le hentai couvre virtuellement tous les domaines de la pornographie traditionnelle, et probablement bien plus. La seule contrainte de production qui existe est la loi sur la censure qui sévit au Japon, et interdit la représentation de sexes réalistes. Le terme de “réalisme” utilisé dans la loi a été interprêté par les producteurs de plus en plus à la lettre plutôt que dans son esprit, ce qui explique en partie les sous genres utilisant des monstres tentaculaires (insérer ici un rire sadique), et l’absence de poils sur les sexes féminins (le manque de réalisme de cette représentation me semble sujette à caution, mais l’astuce est véridique). En pratique, la censure qui perdure (sous formes de floutage ou mosaiques) se fait de plus en plus discrète, et des versions non censurées sont distribuées dans les pays occidentaux.

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De l’Amour (avec un grand A)

20 04 2008

L’”amour sans sexe” et le “sexe sans amour” sont des choses fréquentes, mais le plus courant dans la Vraie Vie reste le “sexe avec amour” (et vice versa suivant la sensibilité du lecteur). Or, dans le cinéma X scénarisé, on voit rarement de comédies sentimentales (francaises de préférence), ce qui me semble un peu paradoxal. Certes cela demande une meilleure direction d’acteurs pour réussir le film, ce qui peut être rhédibitoire.

Je ne connais pas énormément de films de ce genre, qui semble pourtant à priori un terrain éminament favorable lorsque on se lance dans l’ecriture d’un scénario. Il y a Kiproko, le premier film de Spound Productions, plutôt réussi même si le jeu d’acteurs et les dialogues auraient pu être meilleurs. Et surtout XYZ, film de John B Root (promis, mon prochain billet ne parlera pas de John, sinon on risque l’overdose), qui réunit un quatuor d’acteurs qui interprètent très bien leurs personnages respectifs: Ksandra, Ovidie, Titof et Sébastian Barrio. La première moitié du film, bien plus intimiste, me semble d’ailleurs plus réussie que la deuxième, certes défouloir en termes de sexe, mais qui casse quelque peu l’atmosphère du film.

DVD XYZ

On s’apercoit à travers ces exemples que le film sentimental est virtuellement le seul genre dont le rythme risque peu d’être irrémédiablement brisé par l’insertion régulières de scènes de sexe. La justification scénaristique de celles-ci sera au passage plus aisée.

Le sujet semble bien trop vaste pour ce petit article, et je me demande quelle est l’opinion d’autres fans, voire de réalisateurs. Est-ce que les films sentimentaux vous intéressent ? Est-ce que l’aspect fantasme d’un film X est par définition à l’opposé de l’expression de réels sentiments de la part des protagonistes ?

Pour compenser tout cet amour dégoulinant de mièvrerie, la prochaine fois on parlera de tentacules et de jeunes filles en détresse. Enfin, pas vraiment, mais je n’ai pas pu résister à un tel teaser, désolé !!

Article rédigé par Yoyo



De Ludivine

17 04 2008

DVD

Un film que j’ai vu récemment a particulièrement retenu mon attention. Je veux bien sûr parler de Ludivine, dernière réalisation en date de John B Root. Après avoir apercu quelques images lors de la première diffusion sur Canal+, je me suis enfin procuré le DVD sur Explicite.com, le site qui a été la principale activité de John ces dernières années. La gestation du film a été longuement chroniquée sur le blog de John et Magali (fidèle assistante de John), et n’a pas été des plus facile du fait d’un planning et des conditions de tournage très complexes associés à un budget plus que serré … Comment peut-on réaliser un bon film scénarisé dans ces conditions ? Impossible ? Pas pour John.

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