La quête du sens

8 06 2008

Ok, ça a commencé pour une mauvaise raison, un moment de vilaine jalousie, bouh, pas beau ça. Il y a un an environ, j’ai vu à la plage une femme superbe et j’ai immédiatement voulu les mêmes fesses, le même modèle, celui qui est rebondi et ferme et tout et tout.

Yoyo ayant dans les semaines suivantes insisté pour prendre des photos en tenue légère, j’ai eu l’horreur sous les yeux, là, impossible à manquer : les fesses de ma mère, mais sur moi ! Le fondement de ma génitrice rappelle moins Brigitte Lahaie que Krishna ces temps-ci, donc légers penchants suicidaires de ma part pour le coup. Avec bien sûr le souvenir de la créature de la plage pour me narguer.

Et là grâce, révélation, épiphanie. Je comprends soudain que le sens de ma vie consistera désormais à me fabriquer le même derrière. Mais heu sans bistouri, hein, parce c’est pas que les médecins me fassent peur, mais si tout de même, finalement.

Ca va, ça va, les râleurs. Oui j’aurais dû plutôt dédier ma vie aux petits affamés ou à la sauvegarde des animaux (surtout les mignons, hein, parce qu’une société protectrice des ténias, ça le fait moins). Seulement moi et mon égocentrisme, on s’est sérieusement concertés, puis finalement mis d’accord pour décréter que mon popotin était bien plus important à nos yeux.

D’où ce matin de gloire où, après moult hésitations entre diverses solutions (l’abonnement au club de gym ? Trop cher et t’abandonneras au bout de deux semaines. Le jogging ? Dans quelle partie de la ville ? La partie polluée ou la partie polluée ?), je fais l’acquisition oh comment judicieuse d’un livre d’exercices abdos-fessiers et de THE mirifique tapis d’exercices.

Patate Moi, du temps où je manquais totalement de classe et d’exercices abdo-fessiers.

Et c’est là que l’aventure commence ! Un an d’exercices à la c… d’exercices stimulants chaque matin, qui filent trop super la pêche, que tu te sens épanouie comme une grosse vach… comme une femme trop, heu, épanouie, tu vois. Mais au bout de deux mois, voilà-t-y pas que ça marche, ce truc ? Bon, c’est encore loin des fesses d’Héléna Karel, mais c’est déjà mieux qu’il y a deux mois. Comment que je vais avoir un tip-top corps d’actrice porno, moi ! Parce que les mannequins, ça ne me fait pas envie. Au vu des défilés printemps-été de maillots de bain sur Fashion TV, je vois d’ailleurs mal comment ces pauvres fesses tristes feraient envie à qui que ce soit. Moi, ce que je veux, c’est le cul plein et rebondi comme celui que j’ai vu à la plage, c’est un corps indécent même en jean et t-shirt, bref c’est un corps d’actrice porno.

Allez, zou pour un an d’exercices tous les matins sur ce tapis de mes c… sur ce tapis confortable, d’un prix modéré et facile à ranger partout, oui partout, sous vos yeux ébahis. Ouah, suer et avoir des courbatures dès le matin, c’est pile ce qui manquait à mon épanouissement personnel ! Mais force est de constater que ça marche ! Heuuu, enfin, que ça progresse. Enfin, tant que je suis habillée. Là, ça va, avec un pantalon, je suis vavavoum. Je continue le combat, un jour mon heure viendra, un jour je serai sans le pantalon comme je parais déjà quand je suis dedans, urk urk.

Futur

Moi en blonde et en moins bien, le jour où mon plan génial d’exercices abdo-fessiers aura porté ses fruits. (Note : le visage est un peu différent dans la réalité.)

Si un jour vous entendez parler de morts massives d’hommes s’évanouissant en pleurant de bonheur à la plage, vous saurez.

TitPuce (aujourd’hui mes fesses, demain le Monde)



Ouii sexy fit

11 05 2008

Ca y est, elle l’a fait ! “Elle”, c’est la fille qui tient un blog (pas sexe du tout) que j’aime beaucoup et ce qu’elle a fait, comme beaucoup de gens ces temps-ci apparemment, c’est acheter le jeu Ouii Fit pour mincir.

S’en sont suivi moult commentaires de ses lecteurs : et que moi aussi j’ai testé et que j’ai perdu tant de kilos ; et que moi j’attends avec impatience que tu nous dises si ça donne des résultats, vu que je me demande si je ne vais pas l’acheter un jour ; etc.

Bon, si je lis ce blog, c’est que je l’aime bien, cette fille. Marrante, sympathique. Mais tout de même, elle fait fausse route. La VRAIE solution, celle qu’on n’abandonne jamais en cours de route, c’est encore le sexe.

Pour ma part, c’est n’écoutant que mon devoir de rester mince tout en mangeant 5 fruits et légumes frais par jour, que j’ai augmenté la fréquence des fois où je suis dessus. Parce que vous pensez bien que c’est là ma seule motivation, je ne ferais pas ça parce que c’est agréable, non non non bien sûr, ça ne me ressemble pas. Et là, attention ! Faut pas s’y prendre en amatrice qui ne fait ça que pour la gaudriole, on n’est pas là pour rigoler. Tenir de plus en plus longtemps et en variant rythmes et angles des mouvements, c’est réservé aux sportives entraînées. Militaire, la discipline, militaire je vous dis. D’où l’obligation de s’y reprendre le plus souvent possible pour s’améliorer ET de se documenter avec un maximum de films pour s’inspirer des actrices. Obligation dont mon compagnon ne semble pas se plaindre jusqu’à présent, d’ailleurs…

Tirée par les cheveux, ma solution ? A la recherche de n’importe quelle bonne excuse pour s’envoyer en l’air ? Vous trouvez que je vais décidément trop loin dans mon obsession de la minceur ? Si vous pensez ça, c’est que vous n’avez jamais discuté avec certaines de mes copines. Ainsi celle avec laquelle je commentais un jour la fellation. Avaler ? Pas avaler ? Je m’attendais plutôt à des remarques sur l’épaisseur ou le goût de la substance faisant l’objet de la discussion. Mais non, si elle refusait d’avaler, c’est parce qu’elle pensait que le sperme est très calorique. “Tu comprends, il faut que les spermatozoïdes remontent tout le chemin pour assurer la fécondation, donc ils sont bourrés d’énergie, donc super caloriques.” J’avoue, je n’ai jamais su si elle avait raison ou tord.

Mon seul problème reste cette fille dont j’aime bien le blog. Je pourrais lui glisser un commentaire pour lui conseiller ma solution Ouii Fit de substitution. Mais j’ai un peu peur de produire une drôle d’impression.

Dommage… Les filles disent souvent qu’elles veulent mincir pour faire plaisir à leur compagnon. J’avais l’impression d’avoir trouvé une solution qui permettait tout particulièrement d’atteindre ce but…

Article rédigé par TitPuce



Sea, sex and sun

7 05 2008

Aujourd’hui (dimanche 4 mai), on part à la plage. Une journée comme les autres ? Non, non, parce que la plage en question, c’est celle du village naturiste au Cap d’Agde, et que c’est notre première visite là-bas. Bon, je passe un peu les préparatifs, ce qu’on trouve sur le net est plutôt contradictoire, entre les anti et les pros, et au final on ne sait pas du tout comment ça se passe. Car il y a des subtilités !

Au début était le transport. Nous avons choisi le TER, suivi du bus 273 (arrêt en face de la gare et horaires vaguement compatibles avec le TER). Avantage, c’est pas cher (la région fait des cartes de réduction très généreuse sur le TER, et le bus coûte 2 euros), et on n’a pas à dire au taxi où on veut aller (je supposais qu’il aurait compris le truc, mais bon). Problème, le bus fait trois fois le tour de TOUS les ronds points d’Agde et du Cap d’Agde avant d’arriver à destination (je précise que l’intégralité - 100% !! - des voyageurs du dit bus qui est allé partout avant d’aller au village naturiste sont descendus au village naturiste ; probablement la ligne de transports en commun la mieux conçue du monde …).

Descente du bus, on ne sait pas du tout où aller. Les gens qu’on a eu la précaution de laisser descendre en premier le savent, eux. Chouette. Direction l’accueil du village naturiste. Dans l’accueil en question, rien d’indiqué. Hum… En fait, il faut acheter une carte à 5 euros pour rentrer (prix pour un piéton). C’est cher, et inutile (voir plus loin), mais personne ne le dit. Bon, bon, ça fait un truc à scanner pour illustrer l’article, cette carte, on se console comme on peut.

Cap d’Agde

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Monstres et tentacules

24 04 2008

L’animation Japonaise (appelée “anime”) aborde tous les thèmes, contrairement à l’animation occidentale qui se destine dans l’immense majorité à la jeunesse. Cela inclut aussi la pornographie, qu’on appelle généralement “hentai”. L’utilisation du dessin est en soi particulièrement intéressante, car elle permet de se libérer de beaucoup de contraintes de production et autorise ainsi toutes les fantaisies scénaristiques. Une différence majeure avec la pornographie traditionnelle est qu’il n’y a pas de gonzo, toutes les productions sont scénarisées (plus ou moins bien, évidemment).

Le hentai couvre virtuellement tous les domaines de la pornographie traditionnelle, et probablement bien plus. La seule contrainte de production qui existe est la loi sur la censure qui sévit au Japon, et interdit la représentation de sexes réalistes. Le terme de “réalisme” utilisé dans la loi a été interprêté par les producteurs de plus en plus à la lettre plutôt que dans son esprit, ce qui explique en partie les sous genres utilisant des monstres tentaculaires (insérer ici un rire sadique), et l’absence de poils sur les sexes féminins (le manque de réalisme de cette représentation me semble sujette à caution, mais l’astuce est véridique). En pratique, la censure qui perdure (sous formes de floutage ou mosaiques) se fait de plus en plus discrète, et des versions non censurées sont distribuées dans les pays occidentaux.

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De l’Amour (avec un grand A)

20 04 2008

L’”amour sans sexe” et le “sexe sans amour” sont des choses fréquentes, mais le plus courant dans la Vraie Vie reste le “sexe avec amour” (et vice versa suivant la sensibilité du lecteur). Or, dans le cinéma X scénarisé, on voit rarement de comédies sentimentales (francaises de préférence), ce qui me semble un peu paradoxal. Certes cela demande une meilleure direction d’acteurs pour réussir le film, ce qui peut être rhédibitoire.

Je ne connais pas énormément de films de ce genre, qui semble pourtant à priori un terrain éminament favorable lorsque on se lance dans l’ecriture d’un scénario. Il y a Kiproko, le premier film de Spound Productions, plutôt réussi même si le jeu d’acteurs et les dialogues auraient pu être meilleurs. Et surtout XYZ, film de John B Root (promis, mon prochain billet ne parlera pas de John, sinon on risque l’overdose), qui réunit un quatuor d’acteurs qui interprètent très bien leurs personnages respectifs: Ksandra, Ovidie, Titof et Sébastian Barrio. La première moitié du film, bien plus intimiste, me semble d’ailleurs plus réussie que la deuxième, certes défouloir en termes de sexe, mais qui casse quelque peu l’atmosphère du film.

DVD XYZ

On s’apercoit à travers ces exemples que le film sentimental est virtuellement le seul genre dont le rythme risque peu d’être irrémédiablement brisé par l’insertion régulières de scènes de sexe. La justification scénaristique de celles-ci sera au passage plus aisée.

Le sujet semble bien trop vaste pour ce petit article, et je me demande quelle est l’opinion d’autres fans, voire de réalisateurs. Est-ce que les films sentimentaux vous intéressent ? Est-ce que l’aspect fantasme d’un film X est par définition à l’opposé de l’expression de réels sentiments de la part des protagonistes ?

Pour compenser tout cet amour dégoulinant de mièvrerie, la prochaine fois on parlera de tentacules et de jeunes filles en détresse. Enfin, pas vraiment, mais je n’ai pas pu résister à un tel teaser, désolé !!

Article rédigé par Yoyo